Le formulaire pour le renouvellement du permis de chasse et le permis de chasse en français

La plainte porte sur le fait que le formulaire permettant le renouvellement du permis de chasse, ainsi que le permis de chasse lui-même n’est plus disponible en français alors qu’il l’était auparavant.

La CPCL à interpellé Madame Joke Schauvliege, Ministre flamande de l’Environnement, de la Nature et de l’Agriculture concernant ces faits. Elle nous répond ce qui suit : « Les habitants de la commune de la frontière linguistique de Fourons peuvent obtenir une traduction certifiée exacte, valant expédition ou copie conforme du permis de chasse et ce, sans frais supplémentaires et sans justifier leur demande. Pour l’obtenir, l’habitant concerné doit adresser sa demande au commissaire d’arrondissement compétent des affaires de chasse de la province du Limbourg. ‘L’Agenstchap voor Natuur en Bos’ se charge ensuite de la traduction. »

En application de l’article 36, §2 de la loi ordinaire du 9 août 1980 de réformes institutionnelles, dans les communes à régime linguistique spécial de leur circonscription, les services visés au §1 er sont soumis au régime linguistique imposé par les LLC, aux services locaux de ces communes, pour les avis, communications et formulaire destinés au public, pour les rapport avec les particuliers et pour la rédaction d’actes, certificats, déclarations et autorisations.

Concernant le formulaire de demande de permis de chasse :

Pour une commune de la frontière linguistique, telle que Fourons, l’article 11, § 2, al. 2 des LLC, prescrit que les avis, les communications et les formulaires destinés au public doivent être rédigés en français et néerlandais. Cependant, les formulaires doivent, quant à eux, être établis exclusivement dans la langue de la région, en l’occurrence le néerlandais. En effet, l’arrêt 14.241 du 12 août 1970 du Conseil d’Etat a annulé l’article 11, § 2, al. 2 des LLC en ce qu’il concerne les formulaires. La jurisprudence de la CPCL considère qu’un formulaire qui est demandé par un particulier qui désire le recevoir dans sa langue acquiert la nature d’un rapport entre le service public et le particulier (dans le même sens voir l’avis 46.085 du 21 novembre 2014 et aussi les avis 26.017 du 1 er décembre 1994, 27.051 du 4 mai 1995, 27.064 du 11 mai 1995, 29.074 du 10 juillet 1997, 30.047 du 18 juin 1998 et 31.224 du 9 novembre 2000).

Dans le cas présent, le formulaire demandé par le plaignant doit dès lors être considéré comme un rapport avec un particulier, et doit être établi dans la langue de ce particulier, à savoir en français, en application des dispositions de l’article 12, alinéa 3 des LLC.

En conséquence, une solution technique doit être trouvée pour permettre aux usagers francophones domiciliés dans les communes à régimes spéciales de pouvoir remplir ou recevoir en français leur formulaire de demande de permis (voir dans le même sens : avis n°43.159 du 29 juin 2012, 48.031 du 11 mars 2016). De même, le dit formulaire doit être disponible en français pour les francophones domiciliés dans les communes à régimes linguistiques spéciales auprès du Commissaire d’arrondissement.

Concernant le permis de chasse en lui-même :

Selon l’article 14, § 2, b) des LLC, le certificat est rédigé, selon le désir de l’intéressé, en français ou en néerlandais, quand le service est établi dans une commune de la frontière linguistique.

Concernant le permis de chasse en lui-même, il doit être délivré en français, et ce uniquement pour les particuliers francophones habitant une commune à régime linguistique spéciale et il ne peut pas être recouru à la procédure de la traduction certifiée, valant expédition ou copie conforme ainsi que vous le mentionnez dans votre courrier du 15 mars 2016.

La CPCL considère la plainte, et ce sur les deux points susmentionnés, comme étant recevable et fondée.

(avis 47.248 du 10 juin 2016)

Dossier n° 50.447 de la C.P.C.L.: le gouverneur doit répondre en français.

Herman REYNDERS, Gouverneur de la Province du Limbourg (photo: limburg.be)

Interrogé par la Commission permanente de Contrôle linguistique, le Gouverneur reconnaît que, en introduisant sa plainte en français, on peut supposer que la personne concernée a fait connaître sa préférence linguistique…

Le plaignant s’était adressé au Gouverneur en français. « La réponse aurait dû être rédigée en français », conclut la Commission.

Avis n° 50.278 de la C.P.C.L.

Les points-noeuds se multiplient, mais ils doivent évidemment aussi respecter la législation linguistique et aux Fourons ils doivent être annoncés dans les deux langues.

C’est ce que la Commission permanente de Contrôle linguistique a confirmé dans son avis n° 50.278 du 9 novembre 2018.

Regionaal Landschap Haspengouw est une personne morale concessionnaire d’un service public ou chargée d’une mission qui dépasse les limites d’une entreprise privée et que la loi ou les pouvoirs publics leur ont confiée dans l’intérêt général. La commune des Fourons a autorisé cette association à placer des panneaux de signalisation sur la voie publique.

Le panneau en question doit donc être rédigé en néerlandais et en français.

Avis de la C.P.C.L.

Avis n° 50.136 de la C.P.CL.

Plainte a été déposée contre la commune des Fourons et l’association « Wereldmissiehulp » concernant les mentions unilingues néerlandaises sur les bulles destinées à la récolte de vêtements.

La commune n’a pas répondu aux questions que la Commission permanente de Contrôle linguistique lui a adressées le 3 avril 2018 et le 7 mai 2018.

La C.P.C.L. constate que l’a.s.b.l. Wereldmissiehulp n’est pas une personne morale concessionnaire d’un service public (comme l’est la Croix Rouge, par exemple) et ne tombe dès lors pas sous l’application des lois linguistiques en matière administrative.

Texte complet de l’avis de la C.P.C.L.

Publication du 2 octobre 2018.

Liste complète des avis de la Commission permanente de Contrôle linguistique.

Avis n° 49.144 de la C.P.C.L.

Plainte a été déposée le 20 mai 2017 parce que le service des routes du gouvernement flamand a placé un panneau avec l’indication «VLAANDEREN » uniquement en néerlandais à Hagelstein.

Le ministre Ben Weyts a répondu le 17 novembre 2017 à la Commission permanente de Contrôle linguistique, mais celle-ci n’a pas retenu les arguments du ministre !

Au contraire, elle a rappelé à l’Agence flamande des Routes et de la Circulation que, aux termes de l’article 11, § 2, des LLC, les avis et communications au public des communes de la frontière linguistique doivent en effet être établis en néerlandais et en français.

Texte de l’avis de la C.P.C.L.

Publié le 22 mars 2018

Mis à jour le 2 octobre 2018

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Avis n° 49.143 de la C.P.C.L.

Plainte a été déposée le 20 mai 2017 parce que la société « KLEINE LANDEIGENDOM » de Tongres a affiché la vente de maisons à Fouron-le-Comte uniquement en néerlandais.

La société immobilière interpellée par la CPCL a fait savoir qu’une affiche supplémentaire en français a été apposée à côté de l’affiche en néerlandais !

Aux termes de l’article 11, § 2, des LLC, les avis et communications au public des communes de la frontière linguistique doivent en effet être établis en néerlandais et en français.

Texte de l’avis de la C.P.C.L.

Publié le 22 mars 2018

Mis à jour le 2 octobre 2018

 

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Les amis de mes amis ne sont pas toujours mes amis ?

Accueilli comme un héros dans notre pays par la N-VA, l’ex-président en exil de la Generalitat catalane a exprimé, en Suisse, son soutien à la lutte des Fouronnais… francophones. En parlant sans savoir, il a pris le risque de se brouiller avec les nationalistes flamingants.

«Je connais le combat fouronnais. Les droits linguistiques doivent être défendus partout. Je soutiens votre combat»: en visite, samedi, à la 71e Fête du Peuple jurassien, à Delémont, en Suisse, Jean-Louis Xhonneux, a reçu ce message de Carles Puigdemont. Cet appui décidé, que le secrétaire général de l’Action fouronnaise s’est empressé de répercuter sur la page Facebook du «Groupe fouronnais pour le Respect, l’Avenir et les Libertés» n’a pas manqué d’interpeller: exilé en Belgique, l’ex-président de la Generalitatcatalane est courtisé par la N-VA depuis son arrivée. Et l’hypothèse de sa présence sur la liste européenne des nationalistes flamingants a même été évoquée.

«Je ne suis pas sûre que cette déclaration fasse plaisir à son copain Bart» (De Wever) a rapidement réagi une candidate francophone à l’élection communale à Fourons. Si le bourgmestre d’Anvers et président de la N-VA n’est pas encore informé de ce soutien, il ne tardera pas à être mis au courant par le mayeurVoerbelangen de Fourons, Huub Broers, rallié depuis plusieurs années… à la N-VA

Flèche de tout bois?

Éloigné de Catalogne, Carles Puigdemont fait flèche de tout bois. Contesté à Delémont par un homme qui a rapidement été évacué de la salle, il a flatté son auditoire en saluant des «frères» assurant que «le Jura est devenu un référent pour la Catalogne». Mais s’il a été accueilli par quelques mots en catalan du maire de Delémont, Damien Chappuis, le président du gouvernement jurassien, David Eray, a rappelé que le Jura et la Catalogne «partagent le même idéal de liberté», mais il a surtout souligné que le canton prône un «dialogue franc et ouvert» avec le gouvernement espagnol.

Faute de s’informer suffisamment sur les enjeux de certains dossiers épineux, le risque, pour l’ex-président en exil, est de se prendre les pieds dans le tapis. Et un retour de manivelle de la N-VA…

(Un  article de Philippe LERUTH sur le site de « L’Avenir.net » et dans le journal du 11 septembre 2018).